Le 19 janvier dernier, les partenaires
sociaux de la branche associative sanitaire, sociale et médico-sociale (BASS)
ont échoué à trouver un accord pour cadrer la suite des négociations sur la future
convention collective unique étendue (CCUE). Face à cette situation, AXESS, l’organisation
patronale de la branche, a pris le 29 janvier une recommandation patronale qui
prévoyait plusieurs revalorisations salariales :
- Une prime pour les bas salaires
(ceux inférieurs à 23 822 euros brut/an) ;
- Une augmentation de 1,3% pour les salariés
dont la rémunération est inférieure/égale à 41 750 euros brut/an ;
- La transposition des revalorisations pour le
travail de nuit, les dimanches et les jours fériés mises en place dans la
fonction publique hospitalière.
Le Gouvernement a décidé de ne
pas agréer cette recommandation patronale, suivant ainsi l’avis défavorable
émis par la DGCS, considérant que « 20% des salariés, non couverts par les
conventions collectives nationales, demeuraient en effet écartés des
revalorisations proposées, ce qui ne correspond pas aux ambitions des
négociations engagées depuis plusieurs mois désormais ». En conséquence, l’ensemble
des mesures qu’elle contenait n’entrent pas en vigueur.
Dans un communiqué
de presse commun du 29 février 2024, Catherine VAUTRIN (Ministre du
Travail, de la Santé et des Solidarités), Fadila KHATTABI (Ministre déléguée
chargée des Personnes âgées et des Personnes handicapées) et Sarah EL HAÏRY
(Ministre déléguée chargée de l’Enfance, de la Jeunesse et des Familles) demandent
aux partenaires sociaux de « revenir à la table des négociations sous une
double contrainte de calendrier :
- La reprise de la négociation
CCNUE, avec la conclusion avant la fin du mois de novembre 2024 d’un accord
portant a minima sur les classifications, les rémunérations et les congés, à
défaut duquel chaque partie sera amenée à prendre ses responsabilités, s’agissant
notamment de l’avenir des conventions collectives en vigueur ;
- La négociation d’un accord
intermédiaire avant la fin du mois de juin, portant sur la revalorisation des
bas salaires dans la perspective de la CCNUE et pouvant prendre en compte
la situation des personnels non bénéficiaires de la prime « Ségur ».
Cet accord intermédiaire devra inclure un engagement à accepter de poursuivre
la négociation globale de la CCNUE dans le calendrier contraint proposé ».
Nous vous tiendrons informés des
prochaines évolutions.
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